La simplicité d’Interpol

L’exceptionnelle simplicité d’Interpol

Pour la sortie de leur 5ème album en 12 ans, les New Yorkais d’Interpol ont choisi l’Olympia pour deux dates exceptionnelles. On était à la première, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont du métier.

Tous de noirs vêtus, excepté le batteur, les cinq membres arrivent sereinement sur scène. Le chanteur et guitariste, Paul Banks, est au milieu, entouré de son bassiste et de son guitariste. Derrière, la batterie à gauche, le clavier à droite. Et ça ne bougera pas. Pas un mouvement, pas un déplacement, pas une accolade. Tout est réglé et maîtrisé. Les membres du groupe restent sur la place qui leur est délimitée. Malgré cette caractéristique scénique qui peut lasser, on ne s’ennuie pas une seconde !

Le début du concert est le début d’une longue histoire. « Say Hello to the Angels » sera la préface. Puis, c’est une alternance entre les (très bons) morceaux du dernier album, El Pintor, et les classiques tels que Evil, Take you on a Cruise, NYC … Le concert passe à une vitesse folle.  Tout semble très simple. Les projecteurs, posés sur scène, donnent une dimension à chaque morceaux à des moments clefs du concert. On sent que tout est bien répété, et il n’y a que la musique qui est rock. Les Interpol nous donnent un concert d’une simplicité impressionnante. C’est fluide, et leur attitude colle parfaitement avec l’ambiance des morceaux.

Toujours très statiques, chacun sait son job et il n’y déroge pas. Le show est ficelé, chaque transition est soignée et contrôlée. Pendant l’heure et demi de concert, rien de sort du cadre prévu. C’est sûrement le seul reproche que l’on peut leur faire, le manque de folie, de mouvement ; et pourtant, ça colle avec la musique. Au fil de ses chansons, Interpol nous raconte une histoire, et c’est tout naturellement qu’ils nous disent « Goodbye » avec la mythique « Stella Was a diver and she always down ». Après tout, qu’importe la folie pourvu qu’on ait la musique.

Maxime Fremy

 

Setlist : Say hello to the Angels ; Anywhere ; My Blue Supreme ; Evil ; Take you on a cruise ; My Desire ; The New ; Everything is wrong ; NYC ; Breaker 1 ; Rest my chemistry ; Slow Hands ; Not Even Jail ; PDA.

Encore : All the rage back home ; Lights ; Stella was a diver and she always down.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *