Rodrigo y Gabriela, Zénith de Paris 26/11/14

Rodrigo y Gabriela, beaucoup de rythme, une seule fausse note

Un canapé, une lampe, deux chaises et quelques bières. La scène est en place, je vous présente Rodrigo à la mélodie et Gabriela au rythme. Treize ans après la sortie de leur premier album, le duo Mexicain a marqué les esprits, et continue de le faire avec des concerts hors du commun.

Vous avez dis « Génies » ?

Deux guitares sèches, il n’en faut pas plus pour faire bouger un Zénith. Simples, ingénieux et inventifs, le couple mexicain nous a prouvé pendant deux heures leur amour de la guitare. Un rythme fort et une mélodie entrainante pousse le public à sauter et applaudir dés le commencement. C’est clair, on est là pour se dépenser et transpirer dans cette salle où la température va vite monter avec l’arrivée de la mythique « Hanuman » en début de concert. Mais le génie des deux amoureux va aussi se montrer par les quelques reprises offertes au public parisien. « Orion » de Metallica, « Stairway to heaven » des Led Zep, mais aussi des mythes comme Black Sabbath ou U2.

Les chansons s’enchainent et malgré le talent impressionnant des deux artistes, le concert manque parfois de peps. Certaines chansons, trop mélodiques, vont disperser les esprits du public répartis dans la grande salle. Trop grande peut être. Un brouhaha se fait entendre lorsque la musique s’apaise. On aurait préféré une salle plus petite, plus intimiste pour profiter au maximum de l’ambiance acoustique des solos de guitare donnés par Rodrigo.

Et les amateurs de solos ne seront pas déçus, une surprise de taille les attend, avec l’arrivée sur scène de Vicente Amigo. Considéré comme l’un des plus grands virtuose de la guitare flamenca, cet Andalous accompagnera le temps d’une chanson, en hommage aux 43 étudiants d’Ayotzinapa kidnappés, Rodrigo y Gabriela, en admiration devant cet homme. Un moment d’osmose qui a perdu de son cachet dans ce grand Zénith. Un endroit sans âme, pour une musique qui en est remplie.

Une seule fausse note 

L’espace est trop important pour se prendre au jeu des guitaristes sur des musiques plus calmes et purement technique. C’est la seule fausse note qui ne nous fait pas apprécier le concert à sa juste valeur. La grande salle du Zénith ne s’accorde que avec des chansons rythmiques et poussées, notamment sur le final de « Tamacun », où le Zénith se fera secouer par des sauts énergiques, juste après avoir hurlé à tue tête sur la reprise de « With or Without you ».

On appréciera la chanson en duo avec la première partie Oystein Greni qui apporte de la diversité au concert grâce à l’ajout d’une voix. Une bonne idée qui permet au duo Mexicain de dynamiser le concert et de sortir des quelques moments de flottements qui cassaient le rythme de la soirée.

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