Pitchfork Music Festival, Vendredi 31

Ça donne quoi le PitchFork Festival le soir d’Halloween ?

Son Lux

Pour sa quatrième édition, le Pitchfork Festival nous a concocté une programmation variée et au gout du jour ! On va s’intéresser à la soirée du Vendredi 31 Octobre. Soirée d’Halloween bien entendu, et pour l’occasion, tous les artistes se sont maquillés. Les fous furieux de Future Islands, la jolie chanteuse de Chvrches ou encore la cruel Annie Clark.

Mais ce deuxième jour commence par Perfect Pussy. Ils ne sont pas maquillés, eux. Leur musique suffit à installer un esprit halloween. Violent, incompréhensible, à la limite du métal hard core, les anglais de Perfect Pussy s’excite sur scène. Les hurlements de la chanteuse pose un véritable froid dans le festival. « On se s’attendait pas à ca ! » se fait entendre dans le public. Dans une récente interview au magasine Plugged, la chanteuse nous avoue que la durée de leur concert dépend surtout de la quantité d’alcool ingurgité avant de monter sur scène. Visiblement, elle avait dû abuser du vin rouge en coulisse. Vingt minutes sur scène, juste le temps de vider ses nerfs devant un public du Pitchfork pas encore au complet.

Puis on enchaine avec D D Dumbo. Changement de contexte, D D Dumbo est seul sur scène. Accompagné d’une guitare 12 cordes, de deux tambours et d’une pédale fabriquée par ses soins sur laquelle il enregistre tous ses sons, le jeune australien nous dévoile une pop douce et rythmée qui nous détend du précédent concert. On sent le public satisfait du début de concert. Puis ca évolue, alors qu’on a commencé avec des rythmes lents, D D Dumbo termine son set avec une pop très énergique. Un artiste à surveiller de très près !

« MØ, une grande claque ! »

Mo

MO

On retraverse la grande halle de la Villette et on se retrouve devant Son Lux ! 2014 a été une année d’explosion pour ce groupe américain, et ils nous le montrent bien avec un set bien construit. Du son brut, de lourdes basses puissantes, un mélange entre rock et électro qui change des versions des albums. Mais le public aime, malgré des lumières bien trop puissantes qui nous envoi à la limite de la crise d’épilepsie. Le charisme des trois artistes mêlés à une musique enivrante et captivante vont donner un joli set qui nous crée une jolie transition pour les Future Islands.

Déguisé pour l’occasion, ce groupe de Caroline du Nord était là pour la présentation de leur cinquième album « Singles ». La présence scénique du chanteur Samuel T. Herring ne nous laisse pas une minute de répis. « We having good fucking time right ? » nous avoue t il avec modestie. Mais il n’a pas tort. Le public s’amuse, et la chanson « Seasons » fera monter la tension d’un cran supplémentaire, avant de conclure par « Spirit ».

Puis on enchaine avec les danois de . On change de registre, au revoir le chanteur fou de Future Islands, bonjour la sexy et sensuelle chanteuse danoise. changera totalement de sa pop niaise des albums. On assiste à un véritable spectacle, tant par le charisme de la chanteuse que par les basses imposantes du set. Quelle claque ! 45 minutes d’électro qui est marqué par un final comparable à un bon concert de Dubstep. Le public est en feu, ca bouge dans tous les sens, la chanteuse donne tout ce qu’elle a, et on apprécie une telle générosité !

Chvrches

Chvrches

Et enfin, vient le trio final. Chvrches, St Vincent et Belle and Sebastian. On avait quitté Chvrches pour leur concert en 2013 aux eurockéennes. Un set timide, mais avec de bons morceaux. Aujourd’hui, on les retrouve à Paris, et ils sont méconnaissables. Le set est ficelé, géré de bout en bout. C’est d’ailleurs la dernière date des Chvrches dans un festival Européen cette année, et ca se voit. La petite chanteuse est une pile électrique, finie la timidité. Que ce soit pour « Lies » « We Sink » ou « Recover », le show est parfait. Le final sur « The Mother we Share » nous laissera sur un nuage pour enchainer avec St Vincent.

« L’expérience de St Vincent »

Annie Clark est maquillée simplement, mais assez pour nous rappeler Cruella D’enfer. Il faut se méfier d’Annie Clark et de sa jolie tête gentille qu’elle nous expose sur la pochette de « Marry Me » De longues notes de guitare poussée au maximum, la tension monte et le rif de la chanson « Cruel » ne laissera personne indifférent. Annie Clark et sa guitariste ont répété leur danse et ca change des concerts rock habituels. On a le son, et l’image. Elles jouent avec les effets de lumières sur « Marrow ». Puis, on assiste à une apothéose, une fin du monde, un solo de batterie de près de 5 minutes qui nous rappellerait presque Song For the Dead des QOTSA. Annie Clark bouge, se jette par terre, se relève telle un zombie. On sent l’improvisation de la chanteuse. Le final avec Krokodil et Your Lips are red, restera quelque chose d’indescriptible, quelque chose qui ne peut être que vécu.

Puis on terminera la soirée avec Belle And Sebastian. Pour leur 8ème album, les anglais savent comment fonctionne un show. A la manière des I’m from Barcelona, les Belle and Sebastian forment une véritable troupe sur scène. On assiste à un très joli concert, mené de main de maitre par Stuart Murdoch. Mais les chansons sont trop calmes, trop douces. On n’accroche pas. Les têtes sont restées sur le rock puissant de St Vincent, et la pop mélancolique de Belle And Sebastian ne s’enchaine pas. Malgré ça, les anglais enchaineront tous leurs plus grands titres, de « You’re just a baby » à « Sleep the clock around », en terminant par « Get me away from here I’m dying ». Un bon live, en somme.

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