The Libertines, 30/09/14 Zénith de Paris

Le Zénith a l’esprit Libertines

La veste rouge de Carl Barât, le chapeau de Pete Doherty. Les légendes Libertines se sont reformées.  Le public, de tout âge, était présent en masse. On était tous au Zénith de Paris pour voir si The Libertines avaient gardé le sens de Rock avec le temps.

La réponse a été donnée dés l’entrée sur scène. Carl Barât, une clope à la bouche, une bière à la main. Tout comme Doherty. John Hassal (Bassiste) et Gary Powell (Batteur), eux étaient plus écartés. Quelques moments de battements, et c’est The Delaney qui commence. Le ton est posé, les mouvements de foules commencent. Le concert a bien commencé !

« Une grande complicité en Carl Barât et Pete Doherty »

Puis, Last of Enlish Roses nous montrera une très grande complicité entre Barât et Doherty. Ils chantent sur le même micro, font des jeux de scènes ensemble, alors que, sur la droite de la scène, John Hassal a le regard vide, aucun mouvement, il joue sans même prêter attention aux autres membres. Une complicité de groupe qui choque. Mais qu’importe, le show continue avec Time for Heroes. Puis les morceaux s’enchainent, HorrorShow, un solo de batterie, Begging, The Ha Ha Wall. Quel enchainement !

Puis, petite pause, Doherty commence à parler, et il reçoit un saucisson. Il nous fera partager son amour pour le cochon, et repartira dans quelques arpèges pour remettre la foule dans l’ambiance avec Music When The Lights Go Out. Une très jolie reprise assez calme qui emboitera le pas à la mythique What Katie Did ? qui se terminera en acoustique, avec uniquement la foule. Le public, connaisseur, chante en canon avec Barât, ce qui est fort appréciable, on ne se sent pas seul quand on hurle « But since you said goodbye / Polka dots fill my eyes / And I don’t know whyyyyy ».

Les applaudissements ne s’arrêtent pas, la fin de What Katie did nous a montré que les Libertines étaient aussi capables de faire quelque chose de calme. Carl Barât ne me fera pas mentir, en interprêtant Ballad Of Grimaldi en solo. Un moment de répis, avec ce guitare voix qui laissera tout le monde bouche bée. Petite pause acoustique qui se terminera vite avec l’enchainement The boy Looked At Johnny, Boys in the band, Can’t stand me now (Qui sonnera comme un véritable hymne avec l’apparition du drapeau LIBERTINES sur l’écran géant. Voir photo.) et Last post on the bugle. Woh. Dans toutes ses chansons, la complicité entre Barât et Doherty est phénoménale. Il y a une véritable différence entre eux et le groupe. Heureusement, le show est au rendez vous.

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« Doherty, le taulier »

L’esprit des Libertines est intacte, en tout cas celui des Barât, Doherty et Powell. C’est un peu plus compliqué pour Hassal, qui n’aura pas bougé, ni même souri de tout le concert. A en faire frémir les Joy Divisons. Mais pour l’heure, c’est Doherty qui se présente avec sa guitare acoustique, seul sur scène. Le rif est connu de tout le monde. C’est bien Fuck Forever qui commence. La mythique chanson des BabyShambles qui démarre, et le public apprécie ce cadeau. Doherty est dans son élément. Fini l’époque où il annulait ses concerts, où la drogue prenait le pas sur l’homme. Maintenant, c’est un taulier de la scène et il le montre.

On reprend nos esprits, et le concert continue avec The Saga, puis la très énergique Death on the stairs. Sans transition, les coups de grosses caisses s’enchainent, le public applaudi au rythme de la pédale, et quand les mythiques notes arrivent, c’est bien entendu Don’t look back into the sun qui débute.  Du grand spectacle qui continuera avec « le petit secret » de Carl Barât, Tell the king. Puis le concert se terminera (pas vraiment) avec The Good Old Days, les artistes quittent la scène.

Cinq petites minutes de chants et cris du public ramèneront les Libertines sur scène pour nous lancer What became of the Likely Lads, puis, le temps d’un cri à la Doherty, enchainer sur Up The Bracket et What a Waster. Carl Barât se déchaine sur sa guitare, il épuise ses dernières forces dans un concert phénoménal qui ne s’arrête plus !

« Un concert mémorable »

Pour finir, Carl Barât interprêtera sa classique et douce France. Etrange pour une fin de concert. Mais c’est sans compter sur I Get Along qui va réveiller tout le monde. Doherty jete sa guitare, frappe l’ampli, grimpe sur Carl Barât, pour ensuite tomber sur la batterie. Effet domino étrange, et pourtant, c’est bien ce qu’il s’est passé. Un vrai pur concert de Rock 90’s qui nous rappelle les début du groupe. Le concert se terminera sur un guitare voix de Carl Barât avec le public sur I Get Along. Des applaudissements fournis et généreux viendront clôturer le show.

Les Libertines n’ont pas changé. Une interprétation revisitée des classiques du groupe, une très bonne énergie, une communication avec le public. Tout était réuni pour que le concert au Zénith soit quelque chose de mémorable. Ca l’a été.

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