W9 Home Festival, Bénabar / Asa, 27/09/14.

W9 Home Festival, Bénabar / Asa

Pour cette troisième édition du W9 Home Festival, plusieurs artistes ont accepté de jouer dans des appartements parisiens. Nous sommes allés au concert de Bénabar et Asa, dans le XVIème arrondissement.

Un appartement d’exception, surplombé d’un immense lustre, un très grand miroir, quelques instruments, deux canapés, et une trentaine de personne en tailleur par terre. Un concert pour le moins intimiste qui permet de réellement capter l’artiste avec une proximité hors du commun.

« Bénabar, une énergie débordante »

Le premier artiste sera Bénabar. La scène, de gauche à droite, un clavier, une guitare, une batterie (Au centre), et des trompettes. 17h50, avec quelques minutes de retard, Bénabar entre dans le salon accompagné de ses musiciens et démarre par Belle journée. Une chanson folk qui donne le ton de la journée que nous allons passer. Puis, A la campagne démarre. L’accordéon de cette chanson permet de donner une ambiance très champêtre. Le public rentre dans le concert, mais tout de suite, on remarque que Bénabar ne peut pas chanter une phrase sans observer son prompteur.

L’énergie débordante du chanteur donnera une tournure très joviale, qui se ressent par les applaudissements au rythme de la musique, les répétitions de chants … La très jolie reprise de 4 murs et un toit ne fera que multiplier ce climat dansant. Puis, la tension retombe avec les mélodieuses Le regard et La grande vie qui emboitent le pas à la romantique Les rateaux. Mais très vite, l’ambiance du début redémarre avec Paris By Night, qui fait sourire plus d’une personne dans le public. Alors que l’ambiance redescend avec Je suis de celles, Bénabar entame L’effet papillon, ici encore, le chanteur observe et décortique son prompteur pour ne pas en perdre une miette. Alors que le public reprend en cœur ses paroles, l’artiste ne peut décoller les yeux de l’écran. Affligeant.

A la suite de quelques applaudissements, le rappel avec Le dîner, et Les épices viendra clôturer ce concert. Concert qui est sauvé par la forte énergie de Bénabar et de ses musiciens, mais l’interprétation de ses chansons nous laissera un goût amer.

« Maintenant, c’est la musique et la douceur »

Après quelques minutes de battements, la jolie Nigériane Asa vient pour nous interpréter quelques morceaux. Vêtu en noir et blanc, chaussures et lunettes accordées, accompagné de son Ukulele, elle arrive dans le salon et démarre par Fire on the moutain. Petite session acoustique, avec uniquement batterie et piano. Le ton est posé. Le public sait désormais que Bénabar c’était l’énergie, maintenant, c’est la musique et la douceur. Et ce n’est pas la deuxième chanson qui me contredira. Toujours sur un ton très calme, la voix soul accompagnée de Piano et de quelques pointes de batterie vont conquérir le public. « C’est un plaisir d’être ici avec vous » nous avouera Asa.

Très proche du public, elle interprétera Bed of stone, exclusivité du prochain album qui portera le même nom. Quelques arpèges de guitare, un piano, et une voix mélodieuse et mélancolique qui transpercent les coups de grosses caisses rythmant la musique. Puis, Asa va en surprendre plus d’un avec une interprétation acoustique de la chanson de Beyonce, Halo. Exceptionnelle. Une véritable session acoustique intimiste mêlant piano, guitare et voix. Le public est baigné dans une atmosphère reposante. Sa chanson Dead Again viendra réveillée tout le monde. Les applaudissements suivront les coups de grosse caisse. Asa danse, et nous fait part d’une énergie naturelle assez fantastique.

La chanteuse prend le temps de parler à son public, d’apprendre quelques mots de français et de nous avouer que c’est la première fois que le groupe joue ensemble. On le ressentira uniquement sur Jailer, le dernier morceau, qui a nécessité deux prises pour être interprété entièrement. Asa s’excusera « Close your eyes, forget it. » Qu’elle ne s’inquiète pas, tout le monde a déjà oublié, le prouve les « Be good oh » répété par tout le public !

Néanmoins, malgré la grande prestation, tout en folie, joie et gaité, le public n’a pas voulu de rappel. Sélectionné sur invitation, on sentait dés le début que les présents n’étaient pas vraiment là pour la musique. Cet arrêt sans rappel, nous prouve qu’un public est primordial pour un concert, même en appartement. En revanche, cela n’enlève en rien la jolie prestation d’Asa, qui aura su capté l’attention de chaque personne dans le salon, pour en tirer un concert optimal.

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