Portishead – Rock en Seine 23/08/14

20 ans après Dummy, Portishead est toujours bien présent

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Aux alentours de 20h45, parfait pour le couché de soleil la grande scène placée au fond du domaine de Saint Cloud est prête pour accueillir Beth Gibbons et ses musiciens. La pelouse est écrasée de pieds de festivaliers jusqu’à très loin.

Sur scène, la déco est minimaliste. De gauche à droite, une guitare, une batterie, un coin Dj au centre, une basse et des synthés. Derrière ce rassemblement d’instrument, un immense écran.

Sweat à capuche et jean noirs, la jolie chanteuse arrive accompagnée de ses musiciens. Après quelques notes d’intro, c’est Mysterons qui retentit, comme si le groupe voulait nous demander si on était prêt à commencer. « Did you really want ? ». Je crois que le public est prêt, les applaudissements ne se font pas attendre. Tout le monde reste bouche bée par la première chanson.

« Très proches, très intimes,limite sensuel »

Beth enchaine avec Sourtimes. Le calme est toujours aussi présent dans le public. Les notes retentissent avec un son majestueux, et ce n’est pas les scratchs de Pedestal qui vont me faire mentir. Mais ce n’est rien, comparé à la chanson qui suit. Une vraie pure claque mise avec grâce. Alors que l’écran au fond diffuse des images noires et blancs du concert, avec des effets vidéos minimalistes, répétitifs, la chanteuse s’installe au centre de la scène sur une chaise en face à face avec son bassiste qui fait de même. Très proches, très intimes, limite sensuel, on assiste à un set quasi acoustique. Aucune batterie, aucune boite à rythme. Une voix, une basse, présence minime de quelques notes de guitare. Rien de plus rien de moins. C’est Wandering star qui démarre. Ca nous met les frissons, une interprétation exceptionnelle qui se finira sur une montée de voix comparable à de bons opéras. Le public se regarde, on est tous impressionné, envouté, enchanté … bref, c’est beau.

Wandering Star en live à Glastonburry de la même manière qu’à Rock en Seine.

Il faut bien réveiller tout le monde. Les grosses basses de Machine Gun sont là pour faire le job. D’ailleurs, c’était l’objectif, puisqu’un levé de soleil s’affiche sur l’immense écran, mais sera vite remplacé pour quelques images rappelant les revendications des intermittents du spectacle. En effet, comme à leur habitude, pendant Machine Gun, Portishead en profite pour diffuser sur l’écran géant des images d’actualité importante, variant selon l’endroit du concert. Le public reste accroché et on enchaine avec Over. Glory box suivra. On sentait que le public attendait cette chanson pour remercier Portishead. Les cris fusent. L’entêtante phrase « Give me a reason to love you » est reprise par les milliers de festivaliers. Puis la descente est calme, longue et détendue avec Cowboys et Threads.

Le temps de remercier les festivaliers, et Beth quitte la scène. Mais le rappel ne tardera pas. Deux petites minutes, et les musiciens reviennent sur scène pour nous livrer Roads. De la même manière que le live à Roseland, le public applaudis sur le rythme de la chanson, l’osmose est parfaite, et elle le restera pour l’ultime chanson We Carry On, rythmique poussée qui permettra de reveiller les festivaliers du rêve dans lequel on les avait plongé. Réveil en douceur puisqu’une fine pluie s’abat sur le festival.

Les années passent, mais rien ne change. Portishead maitrise le trip-hop comme personne. Ils ont mené la baguette et n’ont laissé personne indifférent. Il ne manquait rien. Le son était clair, les basses puissantes, les aigus nets. Portishead restera le meilleur concert du Samedi de Rock en Seine 2014.

Ce qu’on a aimé :

  • L’horaire du concert.
  • La qualité du son.
  • Le choix des chansons.
  • La voix de Beth Gibbons, la qualité des musiciens.

9 Stars (9 / 10)

 

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