Bonobo – OpenAir Basel 16/08/14

Bonobo à l’OpenAir Basel, le Samedi 16 Août 2014

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Samedi dernier, on était au concert de Bonobo au festival OpenAir de Bâle (Suisse). Le cadre était assez chouette. Au milieu de la ville de Bâle, dans un quartier aux sonorités très allemandes. Le festival se déroulait dans un parc, au Basel Kasern, entre les rives du Rhin et la Klybeckstrasse, grande rue passante de Bâle où, pour l’occasion, se confrontait les familles, les promeneurs de chiens, les touristes et les jeunes festivaliers. Le cadre était donc étrange, mais pas commun, donc assez attrayant.

Le public du festival était pour l’occasion très hétérogène. Beaucoup n’était là que pour boire et se réunir, sans porter aucune attention à la musique. De fait, un brouhaha incessant se ressentait, et nuisait au bon déroulement du concert. En réalité, seuls les dix premiers rangs étaient véritablement présent pour écouter Bonobo.

D’ailleurs, parlons de Bonobo. La scène était vide de tout décor. On pouvait voir sur la gauche un clavier, des tables de DJ et une basse surélevée au centre, une batterie sur la droite. Rien de plus. On a trouvé ça un peu dommage. Mais bref, Simon Green accompagné de ses musiciens arrivent sur scène et démarre par … Cirrus. La plus connue par le grand public ! Dommage de commencer par la plus connue, car par la suite, beaucoup de gens qui ne connaissaient que Cirrus se sont reculés et ne portait plus attention au concert. (Voilà le fameux brouhaha !) Malgré tout, les basses étaient imposantes, et on sentait que Bonobo gérait ses samples. Au moins, il nous a mis dans l’ambiance.

Puis on continue dans le concert, le rythme ne change pas fondamentalement sur les trois premières chansons. Simon Green prend quelque fois la parole entre les chansons pour remercier la foule et divulguer quelques infos sur son prochain album. (Une chanson Flashlight La surprise, c’est la jolie américaine Erykah Badu qui vient les rejoindre. Une voix douce, folk et soul se joint à l’électro du Bonobo. C’est bien au début, puis ca en devient lassant. On se rend compte que ca n’apporte pas véritablement de cachet au concert. Le rythme se ralentit, les musiciens s’en vont et Simon Green reste seul au platine, avec sa basse, pour entamer Kong. Pas de changement entre le live et l’album, mais cette chanson restera une de ses meilleures. Et le public ne s’y trompe, l’ambiance monte d’un cran. Le groupe passe en allure club avec des sons électro dance pas déplaisant. Les lumières s’agitent à leur tour. On sent vraiment que les gens se prennent au jeu.

Après deux petites chansons sur ce rythme, Bonobo enchaîne avec sa fameuse Kiara. La pression retombe. C’est dommage on s’était pris au jeu club. Mais on repasse en mode calme, et après Kiara, Erykah Badu revient sur scène. Et tout de suite, c’est reparti pour du calme. Le rythme du concert est saccadé. On ne voit aucun lien entre les musiques. Et c’est ca tout le concert. On suppose que la set liste a été faite pour que Bonobo puisse à la fois savourer sa présence solo, mais aussi avec les musiciens, et parfois avec la chanteuse. Qu’il y ait un roulement, sans vraiment se soucier du rythme des chansons et du fil continu que doit suivre un concert. De fait, on termine sur une chanson vraiment calme qui nous laisse un sentiment vraiment mitigé sur le concert. Il n’y aura pas de rappel.

Pour résumé, on a un festival d’une seule scène dans un lieu sympa avec un public éclectique, mais avec un groupe qui n’a pas su nous entrainer.

Nouveau titre « Flashing Light » en vidéo

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