VKNG, Ibeyi & Skip and Die au Nancy Jazz, 14/10/15

La soirée Ibeyi au NJP

Ce mercredi au Nancy Jazz Pulsation, on accueille trois têtes d’affiches aussi différentes les unes que les autres. C’est aussi pour ça que ce festival nous plait.

On commence avec un groupe français qui à première vue pourrait être programmer au Hellfest. Mais il n’en est rien. Derrière ce nom barbare VKNG (comprenez Viking) se cache trois musiciens et un chanteur chauve / barbu. Dans le public, ceux qui ne connaissent pas se demandent ce qu’il va se bien se passer sous le chapiteau. Et pourtant, c’est une pop puissante avec une voix claire. Ou plutôt deux voix claires, Maxime et Thomas. L’un ayant travaillé avec Oxmo Puccino ou encore Damon Albarn, l’autre a déjà gagné une victoire de la musique. Rien que ça. Ne jamais se fier aux premières apparences…

Totalement conscient de leur antinomie, ils en jouent et nous font passer un agréable moment sous le chapiteau qui se rempli doucement pour accueillir les sœurs Ibeyi.

La douceur Ibeyi

 Elles arrivent sur scène, allument deux bougies, et c’est face à face, au milieu de la scène qu’elles démarrent leur spectacle.

Comment ne pas saluer cette démonstration vocale a capela. Le ton est posé. On ouvre le livre Ibeyi et on se plonge dans toutes ces jolies poésies aux jolis mélanges nigérians / Cubain. Leur premier album éponyme sorti en début d’année est une véritable pépite qu’elles égrainent durant près d’une heure sur la scène du Nancy Jazz.

Confiantes sur scène, elles nous donnent l’impression que chaque morceau est interprété pour la première fois. Cette complicité si particulière que seule les jumelles peuvent comprendre, leur sens du rythme, l’utilisation des percussions, tout est réuni pour passer un bon moment. On adore leurs sourires, ces deux filles respirent la joie de vivre, et c’est beau à voir.

Le concert se termine après être allé au bord de leur mythique River. Les deux sœurs reviennent au devant de la scène, éteignent leurs bougies et ferment leur livre de poésies.

Skip (Ibeyi) and Die

C’est ensuite autour des fous furieux Sud Africains Skip And Die de nous présenter leur troisième album Cosmic Serpent sorti en Mars dernier.

Bon, qu’on se le dise, ca reste entre nous, mais ils sont complètement perchés. La transition avec le concert précédent n’est pas évidente, mais au final on s’y fait.

Quatre sur scène, une chanteuse dans un monde parralèle, et deux têtes de morts à côté du batteur.

Lorsque deux têtes de morts à la chevelure blanche vous observent tout le concert, ça va. Mais lorsque les deux danseuses maillot de bain débarquent avec la même tête de mort sur la tête, ça devient vite très bizarre. Pourtant, au travers de chansons aussi engagées que déjantées, le groupe réussit à séduire le public Nancéien.

Si l’on devait résumer Skip And Die, c’est l’histoire des Die Antwoord mêlée à la musique de M.I.A. Le temps d’une soirée, on se laisse convaincre par leur univers lointain dans lequel ils semblent vivre.

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