Kid Francescoli, Bagarre DBFC au Nancy Jazz Pulsations

Le coup de coeur Kid Francescoli

Aujourd’hui, changement de décor au Nancy Jazz Pulsation. Le festival accueille quatre groupes Français. Toujours sous un chapiteau, mais aujourd’hui l’on se sent en plein milieu d’un cirque.

Pour l’occasion, seule une centaine de personnes s’est donnée rendez vous dans cet endroit si atypique. Qu’importe, nous on apprécie plus les concerts dans les petites salles, c’est le seul endroit où l’on peut voir l’échange de sourire entre les membres du groupe, c’est le seul endroit où le public peut réellement parler au groupe entre les chansons. Bref. Maintenant que vous savez que la salle était idéale, on peut commencer à parler de ceux qui ont foulé la scène du Magic Mirrors.

C’est à Kid Francescoli de démarrer la soirée. Ne me demandez pas comment va le père, Kid Francescoli, c’est un trio de Marseille avec une chanteuse qui à l’accent anglais aussi craquant que sa voix. À mi chemin entre Kate Nash et Vanessa Paradis, Julia donne une hauteur à chaque morceau. Totalement à l’inverse du second chanteur, qui, de sa voix roque, permet à chaque morceau de garder sa structure et ses basses. Un savant mélange mis en valeur par l’efficacité des accords qui tissent un lien agréable entre l’électronique et l’acoustique.

C’est ensuite au tour du groupe Bagarre de monter sur scène. Originaire de Paris, ces cinq furieux font parti de la génération qui ne se prend pas au sérieux. A l’image des Salut C’est Cool, il n’y a pas vraiment d’ordre dans ce groupe. La preuve en est, hormis le batteur, le rôle de chanteur est assumé tour à tour par tous les membres du groupe. Bagarre, c’est un entremêlés de plusieurs styles musicaux, tout dépend de qui tient le micro. Même le public l’a tenu. (Ça aussi c’est l’avantage des petites salles) Mais les styles sont trop entremêlés. On ne sait plus trop où l’on en est.

Le dernier concert de la soirée est assuré par DBFC. Beaucoup plus ordonné que le groupe précédent avec guitare basse batterie et voix, DBFC a organisation simple qui nous ferait presque penser à un groupe pop 90’s. Alors que l’on était agréablement surpris par le début du concert, les morceaux se tassent et l’on passe vite aux clichés du concert pop. Les montées sont prévues et attendues, le groupe est statique sur scène. Bizarrement, malgré l’ultime chanson, Leave My Room, on sent la perte d’intensité du concert au fil des morceaux.

Puis, la fin de soirée sera menée par le DJ Set de Prieur de la Marne. Au final, on ressort de la soirée assez sceptique. Alors que le chapiteau du Magic Mirror nous a totalement séduit, il était difficile pour certain d’assumer la proximité de la petite salle et la connexion avec le public n’est pas passée. On retiendra tout de même la jolie prestation de Kid Francescoli.

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