Ma rencontre avec Superpoze, 10/10/15

« Sur Scène, il faut construire une histoire »

Issu de la productive scène Caennaise, Superpoze, de son vrai nom Gabriel Legeleux, nous présente son premier album Opening lors de son concert au Nancy Jazz Pulsation. Une rencontre pré set qui nous en apprend un peu plus sur cet adulte de la scène électronique actuelle.

Tu étais animateur sur la Radio Etudiante Phoenix à Caen, ensuite tu as sorti ton premier EP From The Cold en 2012, puis on t’a vu à Nancy avec l’association What Comes Around Goes Around. Qu’est ce qu’il s’est passé depuis ?

Superpoze : Il s’est passé beaucoup de choses ! 2012-2013 j’ai sorti mes premiers EPs, dont un chez Kitsuné en 2013, puis j’ai tourné en France/Belgique/Suisse.

Début 2014, j’ai fait une tournée USA, Amérique du Sud et Asie. Et c’est là que j’ai commencé à vouloir faire un album qui changeait un peu de mes précédents EPs pour découvrir d’autres champs musicaux. J’ai commencé à composer Opening, sorti en Avril 2015 sur mon label Combien Mille. Depuis Avril 2015, je présente Opening en live, jusqu’en Décembre.

On a senti un gros virage de ton style entre From The Cold et Opening, de la pop à la mélodie instrumentale. Comment tu expliques ça ?

: J’ai commencé à écouter d’autres genres musicaux pendant mes tournées. J’ai écouté des morceaux plus post rock, avec des structures plus progressistes. Les structures trop carrées m’ennuyaient. Je ne prenais plus de plaisir à composer ça.

Et puis des albums m’ont fait évoluer, comme Dark Side (Nicolas Jaar et Dave Harrington) ou encore Immunity (Jon Hopkins). Je trouvais ça beaucoup plus intéressant musicalement.

Ton album Opening peut s’écouter en une seule piste, on sent vite le côté harmonieux. Est-ce que tu as comme projet de t’accompagner d’un orchestre sur scène ?

: Bien sûr ! D’ailleurs je prépare un projet pour les Transmusicales avec Dream Koala. Dans ce projet, on va mélanger mes morceaux et ceux de Dream Koala, avec l’orchestre « Code » qui s’occupe d’arrangements de musiques actuelles.

En réalité, quand j’ai fait Opening, je ne pensais pas le présenter en live. Ce n’était pas un album de Live au départ. Puis, une fois fini, en l’écoutant, j’ai voulu le présenter. J’avais plusieurs idées dont celle du live orchestre, du live presque acoustique au piano ou tout simplement du live électronique. J’ai décidé de garder le live électronique, c’est ce qui me fait vraiment plaisir à jouer. Ça me permet de mélanger toutes les sonorités de mon album au fil des concerts.

Tu as collaboré avec Adrien des Concrete Knives pour former Kuage il y a quelques années. On peut espérer un futur album ?

: On a fait une tournée d’une quinzaine de dates, dont le Pitchfork à Paris. Ce n’est pas un projet éphémère, il y a un avenir mais on fait ça lorsqu’on a du temps ! Ce n’est pas quelque chose d’écrit. On verra !

On va te voir en live ce soir avec la scène de l’Autre Canal. Quel est ton meilleur souvenir de live ?

: Sur la tournée Opening, je me souviendrai toujours du concert que j’ai donné au festival Résonnance à Avignon. C’était dans la cour d’un musée, il y avait un cadre exceptionnel et ce soir-là les étoiles étaient alignées. C’était magique.

Ma tournée en Asie était marquante, notamment mon concert à Tokyo. Et plus récemment, j’ai fait un Dj Set au Bain à New York. Un Rooftop exceptionnel avec une vue sur tout New York, le soir de l’éclipse de lune.

Quelques minutes plus tard, sur scène.

Quelques minutes plus tard, sur scène.

Qu’est-ce qui est important pour toi lorsque tu es sur scène ? 

: Le plus important pour moi, c’est de construire une histoire. Quelque chose de logique qui puisse être compris par le public. Si je suis sur une scène, c’est pour partager mais aussi pour être compris.

J’ai un peu de mal avec le live que l’on connaît depuis Woodstock avec le public d’un côté, la scène de l’autre. J’aime lorsque l’on change de type de diffusion de concert. Par exemple, j’adore La Colonie de Vacances, c’est génial ce qu’ils font ! C’est typiquement ce que je recherche. (NDLR : Quatre groupes se mettent aux quatre coins de la salle pour présenter leur live ensemble.)

Si tu devais programmer un festival aujourd’hui, tu mettrais qui en têtes d’affiches ?

(Après mure réflexion)

: Je pense que je mettrais James Blake en Headliner, puis j’enchainerais avec Jon Hopkins Live et je finirais avec Dafni B2B Floating Point.

 

Merci à Gabriel pour ces quelques minutes.

 

Maxime FREMY.

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