ASIWYFA bluffe la flèche d’or, 04 05 15

And So I Watch You From Afar, bluffe.

Sous ce nom complexe et où beaucoup se seront arrêté au « And So I », se cache un groupe Nord Irlandais venu tout droit de Belfast. Leur quatrième album « Heirs » sort aujourd’hui, le 5 Mai et ils sont venus le présenter dans la petite salle de la flèche d’or à Paris. Une salle minime, idéale. Malgré la chaleur insoutenable qui régnait déjà avant le début du concert, c’est un public de fan qui accueille les quatre virtuoses.

Deux guitares, une basse et une batterie. Voilà tout. C’est avec ces quatre ingrédients, ces quatre graines, que tout va commencer. Les Irlandais racontent une véritable histoire. Derrière ces mélodies enivrantes, ces puissantes basses qui retournent l’estomac et cette rythmique implacable, c’est toute une histoire qui se cache.

Alors que les voix se faisaient peu entendre sur le premier album, elles surgissent sur quelques morceaux lors du concert. Des voix très simples qui se limitent à des onomatopées. Mais ces voix sont importantes car elles résument les deux sensations que l’on peut avoir au moment d’écouter ASIWYFA. Parfois c’est une voix entêtante qui vient déboussoler vos sens tout en couronnant la rythmique, telle un appel saint. Parfois, ce sont plusieurs voix qui s’ajoutent pour faire régner la convivialité et l’esprit des Pubs Irlandais.

Toute cette mécanique ne peut se faire sans l’entente primordiale du groupe. La totalité du concert se fera avec des regards, des gestes, des sauts entre le groupe lui même. Il faut se comprendre, il ne faut pas perdre le rythme, et il faut pouvoir enchainer, car malgré tout, le concert semble avoir sa partie d’improvisation. La place à la folie Irlandaise. Cette collaboration permet un enchainement de morceau qui dure, dure, dure, pour créer quelque chose de live et ensuite terminer en apothéose musicale.

Un concert d’une heure et demie qui sera clôturé par une prestation qui marquera toutes personnes présentent dans la salle. La totalité du concert n’est rien à côté du rappel que les quatre énergumènes irlandais ont pu sortir ce jour là. Un enchainement impressionnant où les mots n’ont plus leur place. Voiceless.

Maxime Fremy

Set list : Run Home ; These Secret King I Know ; Wasps ; Beautifuluniversemasterchampion ; Gang (Starting Never Stopping) ; 7 bilion People All Alive At Once ; Search :party :animal ; Like a Mouse ; S is a Salamander ; A beacon, A compass, An Anchor ; A little bit of Solidarity Goes A Long Way ; Tryer, you.

Encore : Eunoia ; Big Thinks Do Remarkable ; Set Guitars To Kill ; The Voiceless.

 

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